YURI ON ICE

yurib
Je ne suis pas le genre de personne à faire des articles sur ce qui m’a plu ou pas. J’aime les lire et connaître les points de vue de leurs auteurs. Il m’arrive même de m’improviser bêta-lecteur. Mais, après tout, il faut bien que ce blog servent à quelque chose (le pauvre, il vivote lamentablement dans les méandres de l’internet). Et rien de tel qu’un petit article sur un anime récent pour ça.

– YURI ON ICE –
.
Pour ceux qui ne connaissent pas cet anime, pour résumer grossièrement : nous suivons Yuri Kastuki, jeune patineur de 23 ans dont le rêve est d’arriver au niveau, voire de se mesurer à son idole : Victor Nikiforov.

Tout d’abord, il faut savoir que je ne suis pas le genre de gars sensible à la hype. Je la fuis, pour être exact. Le peu de personnes m’ayant parlé de l’anime en question me l’ont très mal vendu. Les arguments avancés gravitaient autour du même sujet : le fanservice yaoi. La fanbase visible de Yuri On Ice m’a très vite gonflé. Le fait que ce soit gay n’est pas un argument de vente qui fonctionne avec moi et, j’ajouterais même que ça me provoque un sentiment d’injustice. Ceux qui ont lu mon strip DIFFÉRENT savent de quoi je parle. Mais bon, l’envie de me faire ma propre idée a pris le dessus. De un, parce que l’anime est récent (il y a donc peu d’épisodes), de deux parce que je sentais que ça allait plus loin que du boy’s love non-assumé et fanservice.
.
Comment vous dire que cet anime fut une bonne surprise ?
.
Non seulement le scénario est bon, mais c’est sans compter sur l’humour et l’intelligence du traitement psychologique des protagonistes. Les trois personnages exposés dans les premiers épisodes – Yuri Kastuki, Yuri Plisetsky et Victor Nikiforov, sont terriblement bien écrit. Et, à ma grande surprise, ce que les gens avançaient comme du fanservice se trouve être bien plus subtile que ça. Je me permets donc une aparté :

Le patinage artistique, comme toute autre forme d’art narratif, est une pratique qui demande un certain don de soi et une grande sensibilité. De manière imagé, on se retrouve nu face au public ; l’expression se fait par le corps. Et c’est là que, selon moi, l’anime devient intéressant. Nous vivons encore dans une époque où toute forme de pratique sportive de ce genre range obligatoirement les hommes dans la case : gay. Il n’est donc pas étonnant que Yuri On Ice en souffre. La sensibilité et la féminité chez l’homme est encore très mal perçue, tout comme les relations affectives démonstratives non-romantiques. Même dans l’amitié, les hommes se mettent des barrières ou se retrouvent à se justifier quand ils montrent leur affection à leur ami.
Cependant, avant de continuer, laissez-moi vous poser une question : s’il avait été question de patinage artistique féminin, est-ce qu’on aurait cantonné Yuri On Ice d’anime fanservice ? Non, ou très peu. Et pourquoi ? À cause du sport dont il est question.

Selon moi, tout ce qui se passe dans l’anime est justifié. La fascination de Yuri pour son idole est retranscrite de manière très juste. On peut pousser la réflexion plus loin en disant que Yuri est amoureux du talent de Victor, au même titre qu’un fan peut tomber amoureux de la voix de son chanteur favori. Victor et Yuri n’ont pas une si grande différence d’âge (respectivement 23 et 27 ans, si je me souviens bien) ce qui fait de Victor un très jeune entraîneur. Et pourtant, ça ne change rien à la fascination que Yuri lui porte, et ça même après l’arrivée de Yurio (15 ans) pourtant très à l’aise avec Victor. C’est encore une fois très juste. Qui n’a jamais ressentit cette impression de distance même au plus proche de cette personne qui se trouve être l’objet de notre fasciation ?

Attention, nous entrons en zone spoiler.
Reviendez quand vous aurez vu les 3 premiers épisodes.

.
Et c’est là que l’anime fait fort. De la rivalité entre les Yuri naît le désir de séduire cette personne. Et, encore une fois, la séduction n’a rien de romantique, puisque ce duel avait pour but de savoir avec qui Victor allait rester. Le fait que Yuri danse son Eros pour Victor à fait tiquer pas mal de monde et excité les yaoistes, mais c’est pourtant la démarche logique. Sinon, comment créer l’affinité artistique ? Pour ma part, j’ai trouvé très intelligent que Yuri, parfaitement conscient de ne pas être un viril séducteur, fasse le choix d’exploiter sa féminité.

Sortie de zone spoiler.
.
Cet anime est fascinant. Il est beau, la musique est magique et les personnages sont justes. Je le recommande très fortement aux gens qui cherchent une histoire travaillée, axée sur la psychologie et la recherche de soi. Yuri Katsuki, dont le personnage est vraisemblablement basé sur le patineur Yuzuru Hanyū* (médaillé d’or Olympique, et détenteur du record du monde de points), est un protagoniste auquel on peut s’identifier très facilement. En regardant au-delà de ce que l’on veut bien voir, il y a une démarche très sincère. Sans ces nuances relationnelles, Yuri On Ice se serait cantonné à l’anime sportif de base.
.
Je vais suivre cette série avec un grand intérêt, en espérant que les producteurs continuent dans cette voie. En tout cas, j’espère que cette article vous a plu. Si oui, profitez-en, ça n’arrivera pas souvent.
.
Dunky.

*allez vois ça, c’est sublime.

Publicités

F*CK YOU VERY MUCH – #2

Strip2.png

Nouvelle planche de FUVM. Introduction d’un nouveau personnage : Stephan. Prof sans le sous ayant décidé de vivre chez Mathias en échange de bonnes notes dans les matières mathématiques. Il rêve d’être riche et célèbre. Il n’a aucune limites quand il s’agit de science et va jusqu’à voler des corps dans les morgues pour ses expériences.

SCIENCE, BITCH !

F*CK YOU VERY MUCH – #1

Strip.png

*
Eh voici ENFIN la première planche de mon webcomics FUCK YOU VERY MUCH. Ce projet est parallèle à un autre, nommé SOMNIUS, dont je parlerai dans un futur proche, lointain ou hypothétique.

Il faut savoir que Mathias est le personnage principal des deux projets. L’un se passe la journée (celui-ci), l’autre la nuit. Mais nous en reparlerons en temps voulu. Pour le moment, on se contentera des tranches de vie de Mathias et ses amis au travers de FUVM.

Pour cette planche, je vous présente Tate, son meilleur ami. Il faut que je pense à faire sa fiche. Le jeune homme a 17 ans, et n’a pas la lumière à tous les étages. Enfin bref…

Vous aimez lire ? Bienviendu !

Article

– SLT –
C’est le premier article, c’est la gêne.

De base, je n’aime pas les blogs.
S’en occuper a quelque chose de fatigant. J’ai du mal à y naviguer sans trouver ça fade. Je ne dis pas que le miens ne l’est pas, je ne dis pas non plus que ça ne me fatigue pas de le « gérer », j’espère juste qu’il vous sera un minimum utile (histoire que je ne fasse pas ça pour rien… quand même). Ceci dit, je suis mauvaise langue. Il n’y a pas que des inconvénient à tenir un blog. Cette plateforme a pour avantage son format. Je peux vous pondre un pavé inspiré ou poster une galerie de croquis sans importance, et cela sans l’imposer dans votre timeline Facebook (et/ou Twitter). De plus, les articles resteront à disposition, correctement répertoriés dans les archives binaires.

Si ce n’est pas merveilleux.


 

Logoo

– PARLONS PASSION –
Parlons beaucoup, mais parlons bien.

Vous savez, il y a énormément de choses que je ne sais pas faire en dessin. Cela dit, avant de commencer mon webcomics, je ne savais rien faire. Certains diront que j’exagère, d’autres tenteront de me rassurer en me disant qu’ils envient déjà mes capacités de l’époques. Sauf que non… Si, il y a un an, je n’avais pas pensé « je ne sais rien faire », je n’aurais pas commencé MIND. Remercions mon complexe d’inférioté quasi-maladive et passons à la suite.
J’en oubli les convenances sociales.

Dans un premier temps : Bonjour.


 

Mind0

– MIND –
Il était temps.

Commençons par la partie chiante :
MIND est un webcomics que j’ai commencé à mettre en ligne fin Avril 2014, au rythme de 5 pages par semaine. À l’époque, je n’avais aucune idée de l’importance que cette histoire allait prendre dans ma vie. J’ai débuté les pages sans scénario pour en arriver à quelque chose de très complet. Aujourd’hui, 102 pages (deux chapitres complets) sont en ligne, et consultables gratuitement ici. De plus, le chapitre 1 est disponible en version papier dans ma boutique.

 

Aexf

– LE FAMEUX TOME 2 –
On y arrive enfin.

« Mais… Et le chapitre 2 alors ? Pas de version papier ? »

Car oui, vous êtes BEAUCOUP à me demander quand est-ce que je lance le Ulule pour la version papier du chapitre 2, autrement-dit le tome 2. Eh bien… jamais.

Hurlement de mécontentement

Woooh ! On se calme. Laissez moi le temps de m’expliquer avant de me lancer des tomates ! Le chapitre 1 fait en moyenne 50 pages. Les bonus et toutes les mentions obligatoires monopolisent une dizaine de page. Vous avez 62 pages en A5 pour 15€. Certains trouvent ça cher (les pauvres), d’autres trouvent ça correct (les bourges), et quelques personnes me disent carrément que je vends mon cul (les gosses de riches). Peu importe les avis, je trouve l’épaisseur de mon livre relativement frustrante. DONC, pour le tome 2, au lieu de vous proposer 62 pages, je vous propose le double. Oui, le chapitre 2 ET 3, en plus des bonus, se trouveront dans la prochaine version papier.

« OULA ! T’as cru, moi je fous pas 30€ dans une BD »

Je t’oblige à rien, tu peux la lire en ligne, crevard. Je veux bouffer moi. Blague à part, pour le prix, je ne suis pas encore fixée, mais il est sûr et certain que ça ne dépassera pas les 25€.


 

Aex

« MAIS MOI JE VEUX T’AIDER FINANCIEREMENT »
M’aider en vous faisant plaisir.

Le problème de « l’aide » financière genre Tipeee, c’est que je n’ai pas de temps à vous consacrer. Les contreparties grignotent mon temps de travail sur les planches, et c’est pas faute d’avoir essayé. Je suis une personne à l’attention exclusive. Je ne peux me consacrer qu’à une chose à la fois. Quand je travaille sur ma BD, je dis au revoir à mes amis, je range la 2DS, je ferme mes bouquins, je me déconnecte des réseaux sociaux et je bosse. Je ne fais que bosser. Si j’ai le malheur de dessiner autre chose, de regarder un film, de lire un texte… je décroche.
C’est compliqué de s’y remettre après…

M’atteler à des « commandes » est juste impossible pour moi. Donc, si vous tenez absolument à m’aider financièrement, achetez ma BD ou les t-shirts. Si vous en avez déjà (ou que vous n’en voulez pas), partagez juste mon travail, faites-le découvrir à d’autres personnes. Parce que ce qui m’intéresse dans ce que je fais, ce n’est pas votre argent, c’est votre regard.

Je raconte une histoire, je partage mes idées, mes rêves, mes passions, mes univers, mes créations.
Ce que je veux, c’est faire rêver.

Salut.